Aller au contenu principal
Fermer

La taxe de séjour va tripler en Île-de-France pour financer les transports publics

information fournie par Boursorama avec Media Services 02/10/2023 à 09:47

Une annonce qui inquiète les professionnels de l'hôtellerie.

La taxe de séjour va tripler en Île-de-France en 2024.  ( AFP / MIGUEL MEDINA )

La taxe de séjour va tripler en Île-de-France en 2024. ( AFP / MIGUEL MEDINA )

"Avec 200% d'augmentation de la taxe de séjour prévue en 2024, Paris et la région Île-de-France décrochent déjà la médaille d'or de la fiscalité !" avant même l'ouverture des Jeux olympiques, s'indignent l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) et le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC).

La forte hausse annoncée de la taxe de séjour concernant les nuits d'hôtel dans la région, pour financer les transports publics, va, selon eux, pénaliser leur compétitivité. "Si cette annonce devait se concrétiser dans le projet de loi de finances 2024, Paris deviendrait de loin la capitale la plus lourdement taxée en Europe devant Rome, Bruxelles, Berlin, Athènes, Madrid et Londres", dénoncent les deux organisations.

Les hôteliers font référence à une clause de l'accord passé la semaine dernière entre la présidence d'Île-de-France Mobilités (IDFM, qui gère les transports franciliens), Valérie Pécresse, et le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune. Le texte prévoit "la création au 1er janvier 2024 d'une taxe additionnelle à la taxe de séjour (...) perçue dans la région Île-de-France et affectée à Île-de-France Mobilités, avec un taux plafond de 200%", c'est-à-dire un possible - et probable - triplement. La taxe de séjour à Paris varie actuellement de 0,25 euro pour les campings modestes à 5 euro pour les palaces, par nuit et par personne.

"L'une des villes avec la taxe de séjour la plus élevée dans le monde"

"Prise sans concertation avec les représentants de l'hôtellerie-restauration, cette mesure pénaliserait durablement la compétitivité de la destination sur le tourisme d'affaires et de loisirs de la première région touristique de France", regrettent encore les professionnels. La présidente de l'Umih hôtellerie française Véronique Siegel évoque un "matraquage fiscal qui va durablement impacter la compétitivité de nos entreprises". "D'autres pistes de financement existent, par exemple en mettant à contribution les logements et les bureaux vacants", suggèrent l'Umih et le GNC.

"La nouvelle hausse de la taxe de séjour vient franchement mettre à mal la compétitivité de l'hôtellerie parisienne et francilienne en faisant notamment de Paris l'une des villes avec la taxe de séjour la plus élevée dans le monde" , renchérit le Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR). "La hausse du versement de transport vient encore augmenter le coût du travail alors que nous consacrons déjà dans les hôtels, cafés, restaurants plus de 40% du chiffre d'affaires à la masse salariale", soulignent ses présidents au niveau national et pour l'Île-de-France, Didier Chenet et Pascal Mousset.

10 commentaires

  • 02 octobre 14:04

    Normal, La France c'est le pays des taxes. C'est tellement facile de ponctionner et pourquoi s'en priver.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • bourse : courbes analyses technique (Crédit:  / Adobe Stock)
    information fournie par Reuters 17.06.2026 06:00 

    * Variation des futures sur indice CAC 40 0#FCE: * Variation des futures sur indice Stoxx 600 0#FXXP: * Valeurs qui se traitent ex-dividende .EX.PA * Le point sur les marchés européens .EUFR Les valeurs à suivre mercredi à la Bourse de Paris et en Europe : * ESSILORLUXOTTICA ... Lire la suite

  • Le Premier ministre polonais Donald Tusk assiste à une cérémonie à Uxbridge, dans l'ouest de Londres, le 27 mai 2026 ( POOL / Jack Taylor )
    information fournie par AFP 17.06.2026 05:22 

    Après la signature de traités de défense avec la France et le Royaume-Uni, Varsovie doit parapher mercredi avec Berlin un accord de sécurité aux ambitions réduites du fait des réticences historiques de la droite polonaise et du spectre d'un veto présidentiel. L'accord ... Lire la suite

  • L'ex-Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero lors d'une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères de la République dominicaine, à Saint-Domingue, le 7 février 2018 ( AFP / Erika SANTELICES )
    information fournie par AFP 17.06.2026 05:15 

    L'ex-Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero est attendu mercredi pour deux jours d'audition devant le juge qui l'a mis en examen pour trafic d'influence, une première pour un chef ou ex-chef de gouvernement dans le pays. Cette affaire, qui touche ... Lire la suite

  • Le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, prononce un discours à la Maison Blanche, à Washington, le 22 mai 2026 ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / ROBERTO SCHMIDT )
    information fournie par AFP 17.06.2026 05:04 

    Le monde économique attend mercredi la première conférence de presse de Kevin Warsh, le nouveau patron de la banque centrale des Etats-Unis que Donald Trump veut voir baisser les taux d'intérêt malgré le dérapage de l'inflation. M. Warsh prendra la parole à partir ... Lire la suite

Pages les plus populaires